Articles reli´s: «:France»

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Ridicule Comparaison

mars 9, 2009

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=3573

Sur l’antenne de RMC vendredi 6 mars, Frédéric Lefebvre (porte parole UMP) a réagi “Je pense qu’aujourd’hui il faut faire cesser ces opérations d’intimidation qui ressemblent plus à des opérations de type mafieuses (…) des sortes de tontons macoutes du LKP en Guadeloupe.

?

Qu’est ce c’est que cette référence ? Ce genre de déclaration a le don de me révolter. Comment, à un tel niveau, peut on arriver à de tels raccourcis ? Comme lorsqu’on compare une radio belge à Radio Mille Collines. Autant invoquer les khmers rouges pendant qu’on y est (histoire d’être un peu inventif et de laisser la guestapo tranquille).

Comparer les militants du LKP a des Tontons Macoutes, ces milices de la mort à Haïti, période Duvalier, est complètement hors de propos.

Pourquoi un tel raccourci ? Les Caraïbes ? Ok. La couleur ? Surement. J’ai envie de dire : la couleur, surtout. Pourquoi ne pas avoir parlé des Caliés de Trujillo en République Dominicaine par exemple ? Après tout, c’est exactement la même période. Mieux, c’est la même île ! Mais non, on cite Haïti. Ca parle surement plus.

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Erreurs médicales a gogo

janvier 3, 2009

Depuis le décès fin décembre d’un homme à cause, nous a-t-on d’abord dit, d’un manque de lits de réanimation, j’ai l’impression que pas un jour ne se passe sans qu’il n’y ait eu d’erreurs médicales (Le Figaro parle d’une loi des séries). Pourtant, en faisant un peu de recherches, on se rend compte que celles ci sont “communes”. 2000 décès par an en Belgique pour 20 000 erreurs en moyenne, 2 à 3000 en Suisse (en 2001), voire 44 000 et 98 000 aux Etats Unis ! Pour la France, je n’ai pas réussi à trouver de chiffres. (je n’ai pas très bien cherché non plus).

Le 19/20 national de France 3 parle même aujourd’hui de la mort d’une personne due à une mauvaise injection d’un produit dans les gênes ! Ce qui ne veut absolument rien dire.

Ce que je me demande, c’est à quoi est du cet emballement médiatique ? Car on a beau être légitimement indigné par les erreurs médicales, force est de constater qu’elles sont communes et quotidienne, y compris celles entrainant la mort. Alors pourquoi mettre autant d’emphase sur le sujet actuellement ?

En attendant les résultats de l’enquête sur ” le-mort-faute-de-lit ” (d’autant qu’on a appris par la suite qu’il serait mort de toute façon, ce qui, intrinsèquement, ne change pas grand chose), la surprise est venue dans cette affaire de la demande de démission de la ministre de la santé par Patrick Pelloux. Roseline a du se défendre, elle tient bon ! (ce qui ne l’empêche pas de lever les yeux au ciel pour des sujets aussi anodins que les sans abris) Mais je ne peux m’empêcher de penser que si Pelloux n’avait pas agité la cocotier médiatique avec une audacieuse prise à parti, les erreurs médicales ne seraient pas aussi présentes à la radio et à la télé (beaucoup moins dans la presse). Je ne peux aussi m’empêcher de penser que le manque tout relatif d’actualité d’envergure au niveau national y est aussi pour quelque chose.

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Denisot, Barthès, Baddou et les autres.

novembre 15, 2008

Je regardais le Grand Journal avant hier soir.

Deux petites choses.

Déjà, un président en invité, c’est rare : Michael Saakachvili, président de la République géorgienne. C’était intéressant d’entendre en live son discours ‘profondément’ pro européen. Et surtout de voir qu’il n’y a eu personne pour rappeler dans quel état était la Géorgie il n’y a pas si longtemps. On aurait même pu commémorer l’anniversaire puisque tout cela se passait pratiquement il y a un an jour pour jour.

Rappelons que la population voulait donner un coup de semonce au pouvoir (M Saakachvili) auquel elle reprochait son arrogance, dénonçant une tendance à l’exercice personnel voire personnaliste.

Dans un premier temps, les manifestants et l’opposition exigèrent la tenue immédiate de législatives alors que le Président voulait les reporter à 6 mois pour les faire coïncider avec les présidentielles. Rappelons que l’opposition demandait aussi une réforme de la commission électorale et un abandon du scrutin uninominal à un tour. Du fait d’une méfiance naturelle des Géorgiens envers le pouvoir central, d’un fossé entre les résultats macro économique et le niveau de vie quotidien et d’un refus de tout dialogue de la part du président.

Le 7 novembre, l’Etat d’urgence avait été instauré pour 15 jours. Déjà, M. Saakachvili accusait d’ailleurs la Russie d’ingérence et opposait l’hégémonie russe aux exigences de démission de la population dans la rue.

Bref, retour au Grand Journal où le président a réussi à faire passer son message sans aucun problème et sans qu’on ne le mette vraiment devant les contradictions de son discours sur la guerre Russie-Géorgie. Sans surprise, cela confirme que la promotion est la vocation première du Grand Journal, et ce malgré les Jean Michel Aphatie et autres Ali Baddou (pourtant brillants à la radio).

Ce qui est plus intéressant, c’est le Petit Journal du savoyard Yann Barthès. En deux ans, le chambérien a réussi à s’imposer dans le PAF comme l’un des principaux critiques satiriques de la vie politique.

Je vais peut être un peu loin, ok. Mais franchement, avec ses mini chroniques n’ayant l’air de rien, il arrive souvent à mettre les hommes politiques dans des situations pour le moins gênantes. En allant chercher la petite bête, il arrive, au choix, à désacraliser totalement les politiques, à faire sortir au grand jour les rivalités (Santini vs Fillon par exemple) ou encore à révéler le ridicule de certaines rencontres au sommet.

Ainsi, on a eu le droit (dans mes souvenirs) à :

- Bayrou et ses fautes d’orthographe,

- Simone Veil et son snobisme de Carla Bruni

- Sarkozy et sa ‘passion’ pour les stylo.

A un tel point qu’après que le Petit Journal ait montré les désormais fameuses images de Sarkozy volant un stylo en signant un accord roumain, Angela Merkel s’est permise de lui offrir un stylo flambant neuf un lors d’une de leur rencontre il y a quelques mois en sous entendant qu’elle avait cru comprendre qu’il aimait les stylos. Ce qui, compte tenu des relations plus ou moins houleuses entre les 2, ressemblait franchement à un foutage de gueule en règle. A moins que j’aille un peu loin dans l’extrapolation. Mais je ne pense pas.

On dirait que Barthès, de par l’impact qu’il a sur la société française (on ne vous en parle pas à toutes les sauces ?), a pris la place des Guignols qui ne font plus vraiment rire personne depuis deux ans.

En gros : Ouf, le Groland et le Petit Journal sont là. L’honneur de Canal + est sauf.

Il y a un an, le 10 novembre 2007, Norman Mailer mourrait.

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Idéologies

mai 16, 2008

Malgré toute la bonne volonté du monde, ce blog est tombé en désuétude au bout de 2 mois. Dommage. Ce n’est pas que je n’ai plus d’idées. C’est juste que je n’ai plus de temps.

Dès le départ, j’ai dit que je ne voulais pas être esclave de mon blog. Poster pour poster n’amène pas à grand chose. Le fait est que depuis quelques semaines, je n’ai plus vraiment le temps de réfléchir plus largement à des questions qui me tiennent à coeur. Entre le boulot, un mémoire à écrire et l’été, les choses sont devenues nettement plus difficiles… Ce qui ne veut pas dire que j’ai abandonné toute tentative !

Les primaires/caucus démocrates aux Etats-Unis paraissent arriver à terme. Enfin ?
Pour être franc, j’étais intimement persuadé dès le départ que H. Clinton l’emporterait au final. C’était une fatalité. Je ne pouvais tout simplement pas concevoir qu’un candidat noir se retrouve adoubé par un des deux partis états-uniens. Les évènements autour de son deuxième prénom (Hussein), de Jeremiah Wright (son pasteur – et l’incroyable discours en réponse) ou encore de sa soit disante position vis à vis d’Israël (et le message de Bush) ne faisaient que renforcer cet espèce de présentiment gênant. Et puis non. On dirait qu’il va vraiment avoir une chance de devenir président d’un pays dont la puissance hégémonique est chaque jour remise un peu plus en cause (et que certains commentent d’une façon particulièrement drôle).

Mais là n’est pas ma la motivation initiale de mon post.

Je viens de voir cette vidéo (désolé, pas le temps de découvrir comment insérer un lien youtube). Elle m’a beaucoup fait rire mais elle m’a fait penser à autre chose : l’idéologie. Résumons d’abord ladite vidéo : d’autres le font bien mieux que moi (j’ai déjà mis un lien vers ce blog de très bonne facture sur la campagne aux USA).

Au delà des mots, on se rend compte ici à quel point le discours politique est de plus en plus creux et a, avant tout, une volonté hégémonique (l’idéologie était communément considéré comme l’apanage du communisme et plus largement de la gauche jusqu’à il n’y a pas si longtemps). Il ne s’agit plus de débattre sur du concret (à ce titre la connerie sur la détaxation du pétrole me contredit, mais c’est bien trop rare), il s’agit de dire si l’on est ou non un islamiste, si l’on est ou non, du côté de la liberté. Le sujet a été traité et retraité. Les néo conservateurs paraissent cependant avoir perdu la bataille idéologique (même si on nous promet régulièrement que Mc Cain et surtout ses conseillers sont de la pire espèce, ce dont personnellement, au vu du background du candidat républicain, j’ai plutôt tendance à douter). Comme on le voit grâce à la vidéo, il est pourtant encore fréquent, facile, normal (?) aujourd’hui de livrer des idées toutes faites dont on ne connait même plus l’origine. Le plus souvent d’ailleurs, on n’a pas la présence d’esprit pour contester les absurdités qui peuvent être dites sur le coup.

L’idéologie. D’autres appellent ça la pensée unique (Marianne fait d’ailleurs sa une là dessus cette semaine, je ne sais pas ce que ça vaut ni si ça va dans le même sens). C’est comme on veut.

Le problème c’est que ce serait trop facile de fustiger les USA sur ce thème. L’encore plus gros problème c’est qu’aujourd’hui on en est presque fier. En France en tout cas. Quand Fillon dit “On a emmené les Français sur le terrain idéologique que nous souhaitions et je pense que c’est une grande satisfaction“, il y a de quoi s’inquiéter. On a pourtant vu que le “travailler plus pour gagner plus” n’était pas si simple !

Le raccourci entre les 2 propos est facile et ne va pas vraiment de soi. Mais l’un (la vidéo) m’a fait penser à l’autre (l’aberration que constitue la déclaration du premier ministre). Je ne les apparente pas. Je souligne juste qu’aujourd’hui, de l’aveu même des principaux concernés, la bataille semble plus que jamais se jouer sur la forme.