VI – Musique électronique, nappes phréatiques.

L’électronique. La techno. Etc. Un peu à l’instar du r’n’b des 00’s, je suis loin d’être expert dans la matière. Dire que je me suis mis à l’électro grâce à Radiohead me décrédibiliserait surement totalement aux yeux de n’importe quel amateur du genre. Mais pourquoi le cacher après tout. A chacun son cheminement.

Et puis sont venus quelques sources m’ayant largement éclairé. Le (génial) bouquin de Laurent Garnier pour le côté historique. Un superbe site vulgarisateur (ne pas se fier à l’interface) pour le côté audio. Je ne prétends pas livrer un aperçu exhaustif du genre dans les années 00’s. Je suggère juste quelques disques m’ayant marqué, bien conscient que pour la plupart, ils sont soit estampillés pitchfork, soit estampillés indie rock. De toute façon, le seul fait que la plupart aient un format lp « conventionnel » (12 chansons de 4 minutes chacune) vient montrer ma relative ignorance en la matière.

Four Tet – Pause (2003) et Remixes (2006)

Four Tet, c’est un peu mon MF Doom de l’électro, ma marotte. Je choisis un album pour coller à l’esprit de Top mais ceux-ci sont, pour moi, relativement interchangeables (en tout cas jusqu’à Everything’s Ecstatic). Car le principe est le même : faire de la musique « organique ». Four Tet mixe avec des sons qu’il a lui-même enregistré, ce qui donne des patchworks géniaux, fourmillant de « petits sons » organiques (d’où le terme), bien loin des pionniers du genre. C’est peut être pour cela que ça me plait tant. Tout l’envergure du talent de Four Tet se mesure aussi grâce à l’album de remixes qu’il a sorti en 2006 où les chansons, pour la plupart connues, se trouvent métamorphosées, bonifiées par le traitement infligé (l’exemple parfait étant l’ep de remixes de Madvillain dont j’ai déjà parlé, où la réunion de 3 talents donnent un ep absolument bouleversant). A un tel point que les originaux paraissent bien fades. Du génie.

Domotic – Bye Bye (2002)

Disque électro composé à la maison par un petit Français. Le côté bricoleur contribue d’ailleurs au plaisir que constitue l’écoute de ce court disque, où les mélodies sont sous jacentes mais évidentes. On est totalement immergé dans un bonheur béat, quelques notes par ici, pleins de petits bruits par là.

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Kraftwerk – Tour de France (2003)

30 ans après leur premier album, les précurseurs de l’électro ont livré un disque magique. Dans la plus pure tradition du son Kraftwerk (tellement classieux dans son côté vieillot), Tour de France n’est pas qu’un prétexte à une (géniale) reformation. C’est un album concept (la BO du Tour de France) qui fait mouche, qui nous emmène toujours sur la route (une constante dans l’œuvre du groupe).

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Isolée – We are Monsters (2005)

Le digne successeur de Kraftwerk. Une cadence millimétrée, un côté berceuse, la rigueur germanique (rien d’antagoniste). De l’électro avec pas mal de samples d’instrument (guitares), à écouter dans les trains.

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Modeselektor – Hello Mom (2005)

On reste en Allemagne. Avec cet album, le groupe est devenu officiellement l’un des groupes préférés de Tom Yorke (leader de radiohead), grand pape de la musique actuelle. On peut comprendre pourquoi, tant ce disque est parfait. On est ici à 100 lieux des disques ci-dessus, on est dans l’électro dansante, jouissive, hilarante. Il faut absolument écouter la chanson d’ouverture, un featuring avec TTC, à se  rouler par terre, tout en dansant frénétiquement. L’électro festive par excellence.

Vitalic – Ok Cowboy (2005)

On reste dans l’électro de destruction des neurones. Vitalic, de Dijon, avec ce premier album, s’est imposé comme l’un des plus brillants artistes français des 00’s en la matière. Des chansons incroyablement efficaces, capable de faire danser le cul de jatte jusqu’au bout de la nuit (je parle en connaissance de cause).

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Paul Kalkbrenner – Berlin Calling OST (2008)

Sorte de best of illustrant un film sur l’électro dans la capitale de l’Europe (avec en premier rôle ledit DJ), cette BO est parfaite, de bout en bout. Dansante mais pas trop, cérébrale de temps à autres, opiacée, c’est certain. On sent la touche germanique, mais aussi le talent pour des chansons presque popeuses tellement elles sont catchy (sky and sand). Un grand moment.

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LCD Soundsystem – Sound of Silver (2007)

Surement le disque le moins électro du lot (il parait que c’est du … dance punk, n’importe quoi). Les guitares crachent, les rythmes sont hypnotiques, les chansons durent 7 minutes en moyenne. On est complètement happé par le magnétisme sans fin de ce disque. A un tel point qu’on peut dire qu’il comporte une des chansons les plus épiques de la décennie (All My Friends) soit un trip halluciné, une explosion orgasmique, le genre de chanson capable de déclencher des fanatismes instantanés. Rien que pour cette chanson, Sound of Silver est un album d’anthologie.

Daft Punk – Discovery (2001)

Un album que je trouve inégal. Mais l’impact de ce groupe fut tel que je ne peux pas ne pas le faire figurer dans cette liste.

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Lemon Jelly – Lost Horizons (2002)

Voilà de l’électro qui n’en est pas. Ce sont plutôt des comptines pour rendre la nature jolie et le cœur heureux. Tout est sucré (de la pochette au jolis samples). On est presque dans la béatitude, tant il y a ici des couleurs flashy et des accords majeurs. Le groupe est britannique (précision qui peut avoir son importance). Avec des canards qui chantent et des spationautes qui s’éclatent. Ecoutez, vous comprendrez.

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Aoki Takamasa – Simply funk ep (2004)

Arrêt par le Japon avec cet ep intrigant. Ici, très peu de notes, beaucoup de sons, de percussions électroniques, de ressenti. Beaucoup n’apprécieront pas. Difficile cependant de ne pas être obsédé par ce côté totalement minimaliste, bruitiste, expérimental. A écouter au casque, avec les basses à fond.

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The Knife – Silent Shout (2006)

Dernier détour par le Nord de l’Europe (Suède). Un des autres disques majeurs de la décennie. Une musique qualifiée par la blogothèque de mix entre Jean Michel Jarre et Kate Bush. Le grand froid, le bleu, le blizzard. Un remarquable disque nous plongeant dans une atmosphère sombre mais entêtante, qui nous happe et nous oblige à écoute le disque en boucle. Des synthés partout, des rythmiques bancales, des voix RPGesques. A écouter absolument.

Aoki Takamasa – Simply FUnk ep (2004)

Dernier arrêt

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