VIII – Americana, Alt Rock, Alt Country, (indie) Folk et Pop Baroque

Les deux dernières catégories seront un peu plus fourre tout, floues. Voyez plutôt.

A – Les rejetons de la country ne sont pas en reste : du banjo, des larmes, des cris du cœur

Wilco – Yankee Hotel Foxtrot (2002)

Un monument, un chef d’œuvre. Avec YFH, le groupe de Chicago est passé de meilleur groupe d’alt country à meilleur groupe tout court. Un album fortement emprunt du choc que constitua le 11 septembre, une musique trafiquée, avec des ambiances hors du commun. Un côté bancal, une pop song parfaite par là (Heavy Metal Drummer), des lyrics magnifiques. Une fois de plus, les superlatifs ne suffisent pas. Je vous redirige donc vers un lien exposant parfaitement pourquoi cet album a aussi été si important pour la décennie.

Micah P Hinson – And the Opera Circuit (2006)

On est dans la droite lignée de Wilco, pré YHF. Sauf qu’il n’y a pas de place pour la joie, ni pour l’expérimentation. Des pépites americana magnifiques, une voix plus rauque tu meurs, un disque où la douleur est omniprésente (Hinson l’a composé alors cloué au lit, et l’a enregistré en guère meilleure position). Magnifique.

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M Ward – Post War (2006)

De l’avis des critiques, c’est loin d’être le meilleur de l’artiste. Mais c’est mon préféré. Encore une fois, des guitares du fin fond des USA, une voix feutrée que l’on imagine très bien au bord du Mississipi, une profonde empreinte country.

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Mumford and Sons – Sigh No More (2009)

Lorsque des anglais font de la country mais qu’ils recrachent ce qui a fait le succès de l’indie des 00’s, ça donne un album hallucinant. Des banjos dans tous les sens, des cœurs à la arcade fire, des ambiances de fin du monde.

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B – Le FOLK ou la chanson pour mourir, pleurer, se séparer

Sous l’appellation FOLK, je réunis ici tout ce pan de la musique alliant lyrics poignants et guitares dénudées.

Tom McRae – Tom Mcrae (2000)

Un première effort magnifique. Des paroles absolument somptueuses, une voix cristalline, une guitare fantomatique, un violoncelle onirique. McRae a petit à petit sombré dans la médiocrité. Reste cet album éternel, chef d’œuvre magnifique, premier effort que l’on imagine volontiers auto biographique, où ce fils de pasteur expie ses démons avec des complaintes laissant nos oreilles exsangues.

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Ramona Cordova – The boy who floated freely (2005)

Alors voilà quelque chose de beaucoup moins mainstream, hors du commun. La voix déjà : très haut perchée. L’univers ensuite : un album concept magique où alternent anglais et espagnol. L’univers enfin : cette pochette, ces compositions tellement low fi. On l’écoute en boucle, on s’extasie devant tant de finesse, on prend conscience que la simplicité est la plus grande des difficultés. Lorsque ça réussit, ça donne un album (unique à ce jour, téléchargeable gratuitement) inoubliable.

Elliott Smith – From a basement on the hill (2004)

Autre album postume très très réussi. Smith n’a cessé de chanter son désarroi dans tous ses albums. La gueule cassée du folk a allié les paroles à l’action lorsqu’il s’est suicidé, d’un couteau dans le cœur. Traumatisant. Tout comme l’œuvre qu’il laisse derrière lui et qui se retrouve parachevée par ce magnifique disque (un brin plus électrique).

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The Tallest Man on earth – Shallow Grave (2008)

Il parait que c’est le nouveau dylan. En tout cas, la démarche est similaire : une guitare folk, une voix. Sauf que cette voix est magnifique, écorchée, lancinante. Et que c’est suédois. Touchant.

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C – La pop baroque

The Divine Comedy – Regeneration (2001)

So british (le groupe est en fait nord irlandais). Encore une fois, Godrich fait des merveilles. Le dandy Hammond fait le reste : des arrangements chiadés, des envolées de chordes, une voix posée et incroyablement classe, des compos parfaites. Un monument.

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The Postal Service – Give Up (2003)

Oui donc ça ne va pas du tout dans cette catégorie. Mais où le mettre, je ne sais pas trop. Dans une catégorie « pop sucrée » spécialement créée pour l’occasion ? The Postal Service, c’est Dntel (un petit génie de l’électro pop) et le chanteur de Death Cab for Cutie (et accessoirement mari de Zooey Deschanel, enfoiré), soit un disque hyper sucré, avec des couleurs très claires, des paroles superbes et une voix enchantée. Une sorte de Notwist, version heureuse.UN album refuge.

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Cocosuma – Reindeer Show The Way (2004)

La pop parfaite. Des relents de Beach Boys, un travail d’orfèvre, des accords recherchés, une voix féminine qui fait des merveilles. L’album PARFAIT pour l’été. Le genre de galette qu’on rêve d’avoir composé. Pour donner l’air d’avoir tout compris à l’été.

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Zero 7 – when it falls (2004)

Certains diront que c’est de l’électro. Je dis que c’est de la pop, à la recherche de la mélodie parfaite, dans la droite lignée de Air. Un disque qui s’écoute en ambiance, où toutes les chansons sont magnifiques, entre maitrise électronique et voix légères. Du travail de studio, d’orfèvre.

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Air – Talkie Walkie (2004)

2004, année faste pour cette sous catégorie ! Le but de Air est de trouver la mélodie parfaite. Ils ont touché à la perfection jusqu’à cet album. Objectivement, leur plus bel effort est 10 000 Hz, mais celui-ci est mon petit chouchou.

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