LE GRAND TOP SUBJECTIF DE LA DECENNIE

Voici donc la liste de « mes » disques préférés. Ceux qui m’ont le plus touchés, marqués.

35 RAMONA CORDOVA – THE BOY WHO FLOATED FREELY

n l’écoute en boucle, on s’extasie devant tant de finesse, on prend conscience que la simplicité est la plus grande des difficultés. Lorsque ça réussit, ça donne un album (unique à ce jour, téléchargeable gratuitement) inoubliable.

34 AT THE DRIVE IN – RELATIONSHIP OF COMMAND

ATDI, c’était un peu la Belgique (dont la devise est « l’union fait la force ») : tellement magnifique ensemble tellement insignifiant séparé. Reste trois albums mémorables, dont ce dernier effort virtuose, écorché vif. Ca beugle, ça hérisse, les guitares sont distordues, les accords d’un autre monde. Le discours politique est omniprésent, ATDI, c’est un peu Rage Against the Machine en plus entreprenant et talentueux.

33 BRIGHT EYES – DIGITAL ASH

e folkeux a redécouvert The Cure, il en a fait un album absolument somptueux, une réelle perle qui n’a pas vieilli. Digital Ash sonne rétrospectivement comme le chant du cygne de Connor Oberst qui aujourd’hui s’est noyée dans les accords (et les disques) mineurs.

32 COCOSUMA – REINDEER SHOW THE WAY

La pop parfaite. Des relents de Beach Boys, un travail d’orfèvre, des accords recherchés, une voix féminine qui fait des merveilles. L’album PARFAIT pour l’été. Le genre de galette qu’on rêve d’avoir composé. Pour donner l’air d’avoir tout compris à l’été.

31 CLIPSE – HELL HATH NO FURY

Si on me demandait de nommer un disque pour justifier le talent de Pharrell Williams, ce serait celui-ci : les instrus sont au canif, extrêmement minimalistes. Les voix de bad boys font le reste. On dirait du vrai gangsta rap, celui avec des bruits d’armes dedans, celui qui donne envie de faire peur (écoutez Chinese New Year).

30 THE DODOS – VISITER

C’est étonnamment classique, commun, violent femmien, indé, college radio … ricain. Qu’est ce que c’est frais, qu’est ce que ça part dans tous les sens, qu’est ce que c’est agréable et homogène.

29 THE POSTAL SERVICE – GIVE UP

un disque hyper sucré, avec des couleurs très claires, des paroles superbes et une voix enchantée. Une sorte de Notwist, version heureuse (certains diront « gay »). Un album refuge.

28 ANTONY AND THE JOHNSONS – I M A BIRD NOW

ntony and the johnsons, c’est de la chialure en règle. En concert, c’est la chose la plus émouvante que j’ai jamais vue. Sur album, c’est tellement touchant que c’en est difficile de l’écouter fréquemment. Antony chante ses angoisses et ses rêves, accompagné d’un piano feutré.  Sa voix est hors norme, ce disque est une charge émotionnelle démesurée.

27 ERYKAH BADU – MAMA’S GUN

Mama’s Gun (et l’œuvre intégrale de Badu) est un chef d’oeuvre. Il faut entendre cette voix si unique, reconnaissable entre 1000, tellement plus classe que Lauryn Hill, tellement plus raffinée que Milly Jackson (dans le même registre, mais version 70’s). Mama’s Gun est bien plus vindicatif que nombre d’albums hip hop de la même période. Pas question de savoir qui a la plus grosse, Badu disserte sur l’héritage laissé par les Black Panthers ou sur la nature de la parfaite relation amoureuse. Un deuxième album en forme de coup de point, aussi bien artistique que commercial.

26 THE SHINS – CHUTES TOO NARROW

Sans le paraître, la musique des Shins est extrêmement complexe. Peu de groupes arrivent à composer de si belles et intelligentes balades. J’insiste sur « intelligentes » car The Shins est un groupe à texte. Ne pas prendre en compte les lyrics, c’est passer totalement à côté de leur musique.

25 TOM MCRAE – TOM MCRAE

Un première effort magnifique. Des paroles absolument somptueuses, une voix cristalline, une guitare fantomatique, un violoncelle onirique. McRae a petit à petit sombré dans la médiocrité. Reste cet album éternel, chef d’œuvre magnifique, premier effort que l’on imagine volontiers auto biographique, où ce fils de pasteur expie ses démons avec des complaintes laissant nos oreilles exsangues.

24 ALBERT HAMMOND JR – YOURS TO KEEP

Très grosse claque. Un album cense être sans prétention, sorti dans la clandestinité par le guitariste des Strokes, ex futur meilleur groupe du monde. C’est tellement mieux, tellement plus franc, direct et vrai. Des mélodies à couper le souffle, des cuivres inattendus. Et une sacré surprise.

23 BLOC PARTY – SILENT ALARM

Une voix parfaite (tellement robert smithienne), des guitares copiées sur Just de Radiohead, une batterie cognant comme pour illustrer l’apocalypse. Silent Alarm généra chez moi un engouement non feint. Et puis rien. Ou si peu.

22 SUFJAN STEVENS – COME ON! FEEL THE ILLINOISE

Sufjan est l’un des grands gagnants indie du milieu de la décennie. Il a prouvé que la chanson à texte gentiment moraliste et chrétienne fait toujours recette.  Stevens est surtout un perfectionniste chevronné dont les arrangements et la production de ses albums sont archi travaillés, aussi touffus que propice à la réécoute intensive, sans jamais lasser (pour un aperçu typique, écouter Come on ! Feel the Illinoise !). Ca part dans tous les sens, ça utilise des vents et des cordes « à tout va » (y compris la harpe hein).

21 COMMON – BE

Si on me demandait de conseiller un album hip hop poétique, je ne penserais pas à Grand Corps Malade mais à Common. En voilà un joli disque (lp ? ep ?), ampli de nostalgie, de bons sentiments et d’espoir. 11 chansons, 38 minutes, un rêve éveillé. Des contrebasses par là, les Last Poets en featuring postume, une énergie positive, bref, un petit joyau.

20 THE KNIFE – SILENT SHOUT

Une musique qualifiée par la blogothèque de mix entre Jean Michel Jarre et Kate Bush. Le grand froid, le bleu, le blizzard. Un remarquable disque nous plongeant dans une atmosphère sombre mais entêtante, qui nous happe et nous oblige à écoute le disque en boucle. Des synthés partout, des rythmiques bancales, des voix RPGesques.

19 PHOENIX – IT S NEVER BEEN LIKE THAT

Phoenix, meilleur groupe français du monde ? En tout cas, celui ayant le plus de succès. Partout (en UK comme aux USA), on loue leur talent de faiseur de pop parfaite. Et c’est vrai qu’on dirait qu’ils ont trouvé la formule magique pour faire des chansons aussi catchy que travaillées. Cet album est un peu leur « album rock », celui qui lorgne vers les Strokes, avec la production léchée en plus. A l’époque, j’avais dit que c’était l’album parfait pour être la bande son d’un été.

18 COLDPLAY PARACHUTES

Je l’ai acheté pour la pochette cet album. Sans jamais l’avoir entendu au préalable.
C’est dire la confiance qu’il m’inspirait. Et puis un an et demi plus tard, il était sur toutes les lèvres.
Sorti le 1er Javier 2000, Parachutes ouvre le nouveau millénaire. Ses guitares cristallines (Parachutes), la voix d’un Chris Martin reconnaissable d’entre milles (Don’t Panic), ses paroles aussi simples que gorgées en émotion (Yellow), son innoncence (Everything’s not lost) et même ses erreurs (High Speed), tout apparait parfait dans ce premier essai. Véritable réserve à single (comme tous les albums du groupe d’ailleurs), Parachutes se distingue du lot par sa fraicheur.

17 JP NATAF – PLUS DE SUCRE

quel tour de force. On est tellement loin des stéréotypes néo chanson française, tellement près des 60’s (Dylan en tête). Paroles « olipesques », architecture des chansons chiadée et complexe, accords complètement bancals, voix magnifique. Depuis la première écoute, ce disque n’a jamais cessé de me quitter. Surement mon préféré dans cette catégorie.

16 FOUR TET – PAUSE

Four Tet, c’est un peu mon MF Doom de l’électro, ma marotte. Je choisis un album pour coller à l’esprit de Top mais ceux-ci sont, pour moi, relativement interchangeables (en tout cas jusqu’à Everything’s Ecstatic). Car le principe est le même : faire de la musique « organique ». Four Tet mixe avec des sons qu’il a lui-même enregistré, ce qui donne des patchworks géniaux, fourmillant de « petits sons » organiques (d’où le terme), bien loin des pionniers du genre.

15 DIRTY PROJECTORS – BITTE ORCA

Les Dirty Projectors, c’est un peu le pendant indie de la cuisine moléculaire. Je ne me remets pas de ce Bitte Orca, tellement atypique. Je ne me remets surtout pas de le chanson « Fluorescent Half Dome », tirant les larmes, tant elle est intense, bancale. A la manière d’Animal Collective, Dirty Projectors navigue à vue, prenant des directions nouvelles où les influences vont de Television à l’Afro beat. Un très grand disque.

14 THE CURE – BLOODFLOWERS

On retrouve sur Bloodflowers à peu près tout ce qui a fait le succès de Cure, la hargne (Watching me Fall), la pop mélancolique magique (There is no if), le style épique (Bloodflowers). Mais ce qui ressort le plus c’est cette athmosphère unique en son genre, que seul Smith arrive à recréer, cette athmosphère à la fois claustrophobe et plein d’espoir, un espèce de clair obscur musical. La parfaite illustration d’un Smith qui n’arriva jamais à  évacuer totalement le noir au profit du blanc,  véritable schizophrène de génie qui a marqué à tout jamais le paysage musical.

13 BROKEN SOCIAL SCENE – YOU FORGOT IT IN PEOPLE

Sorti en 2002, YFIIP est devenu la Pravda de l’indie. L’album sur lequel il fallait se baser si l’on voulait être les successeurs pop de Neutral Milk Hotel. Épique, fourni, on redécouvre sur ce disque un nouvel arrangement à chaque écoute.

12 LA RUMEUR – DU COEUR A L OUTRAGE

Surement le meilleur album de rap français qu’il m’ait été donné d’entendre. La Rumeur a réussi le tour de force de sortir le disque post « émeutes de 2005 ». A l’écoute de l’opus, on comprend qu’il ait bien fallu 3 ans. Les propos sont durs, implacables (notamment sur le non engagement politique des banlieues), réfléchis, éclairants. Pas de tentative de justification, pas d’analyse politique décalée, pas de récupération, juste un constat aussi lucide que désenchanté. Il règne sur ce lp une atmosphère pesante, suffocante, dont on ne revient jamais indemne.  Il sera dorénavant difficile de faire mieux que ça. Un disque qui colle la rage au ventre.

11 CLAP YOUR HANDS SAY YEAH – SOME LOUD THUNDER

Malgré mon amour incommensurable pour le premier album du groupe, j’ai finalement décidé de citer leur deuxième et dernier effort (le groupe est aujourd’hui séparé). Mine de rien, c’est un réel tour de force. La voix bancale est toujours là mais la composition est devenue autrement plus complexe et intéressante. Ecoutez Goodbye to the mother and the cove, vous comprendrez. Ce groupe a du génie. Il sera redécouvert dans quelques années.

10 SYD MATTERS – A WHISPER AND A SIGH

Il n’y a pas si longtemps, j’avais coutume de dire que ma musique serait un mélange de Television, pour les structure des chansons, Neutral Milk Hotel pour la folie et le génie et de Syd Matters pour la grâce des chansons. A l’instar de Marquee Moon, la première fois que j’ai entendu cet album a été un véritable tournant.
Syd Matters a bercé les années 2000, se bonifiant à chaque album, devenant complexe, virtuose, impressionnant en live (le meilleur groupe français à mon avis).

9 JOE STRUMMER AND THE MESCALEROS – STREETCORE

Strummer fut pour moi l’un des rares à avoir une éthique à toute épreuve. Un gars tout simplement touchant, de par son authenticité. Un gars qui a accessoirement mené une carrière post clash absolument brillante avec son groupe, les Mescaleros. Trois disques, trois pépites. Dont cet album posthume, remarquable en tout point. La plus belle épitaphe sonore (la majorité de l’album a été mixé après la mort de Strummer) qu’il m’ait été donné d’entendre, un disque absolument poignant qui restera dans mon panthéon personnel.

8- THE NOTWIST – NEON GOLDEN

Difficile de décrire la musique, tant elle relève de l’émotionnel : de chansons graves agrémentées d’électro réconfortante, de mélodies aussi bien propices que refuge contre la dépression. Grâce à son homogénéité parfaite, cet album a tout simplement une âme. Il nous accompagne au fil des années, devenant toujours plus intime, égayant les moments difficiles, ou permettant de profiter du printemps. Indescriptible. Indispensable. Inusable.

7 MIA – KALA

Un autre de mes « personal favorites ». MIA est à mon humble avis une des artistes les plus importantes de la décennie… Pour sa classe, mais surtout pour son apport à la musique actuelle. Lorsqu’Arular est sorti (son premier album), ce fut une véritable révolution sonore tiers-mondiste (quoique cela signifie). Des chansons incroyablement novatrices, faisant la synthèse parfaite entre influences parentales (sri lanka) et « techno frenzie/dance hall jamaïcaine du South Banks  » chère à l’Angleterre de la fin 80’s et des 90’s. La première BO de la « globalisation vue du sud ». La première BO des mouvements migratoires, faites par une de ses plus belles et talentueuses filles. La parfaite symbiose du Sud avec le Nord. Un album qui pourrait être dédié au UNHCR. Un uppercut sonore contre les néo populismes européens. Une musique éminemment politique. Et pas seulement du fait des lyrics.
MIA ou le « milestone » de la musique actuel, le tournant dans la production hip hop (voir rien que le changement de la production de Timbaland après la révélation).

6 MADVILLAIN – MADVILLAINY

Et puis vint Madvillainy, soit Doom featuring Madlib. La rencontre du producteur old school génial avec le MC touché par la grâce. Soit un disque d’anthologie, inoubliable, mêlant les univers des deux artistes (comics sur fond de beat jazzys). En a découlé un ep encore plus bouleversant  : 4 titres remixés par le parfait Four Tet (j’y reviendrai) ou l’invention en 20 minutes du hip hop organique. Tout. Tout. Tout est parfait. Doom, un des rois de la décennie.

5 ANIMAL COLLECTIVE – MERRIWEATHER POST PAVILION

Animal Collective, en 6 albums, est devenu un groupe important. Car un des groupes les plus innovants depuis belle lurette. Certains affirment qu’ils sont surestimés. C’est peut être le cas. On ne peut en tout cas pas leur enlever qu’ils essayent de faire quelque chose de nouveau, comme par exemple, au hasard, inventer la pop du XXI ème siècle. Et ça sonne comment ? Comme les Beach Boys sous acide. Cet album est l’aboutissement de leur art. Je recommande fortement l’écoute des albums dans l’ordre chronologique pour constater à quel point le groupe a évolué, à quel point il s’est « popularisé » (comprendre, « il est devenu plus accessible »). Mais jusqu’où vont ils aller ?

4 WILCO – YANKEE HOTEL FOXTROT

Wilco est un de ces groupes vitaux pour la musique, pour la faire avancer. Ici, de fait, Jeff tweedy atteint la perfection à travers des compositions réussissant toujours à prendre à rebrousse poil d’une façon ou d’une autre. Il réussit à nous faire chialer grâce à des montées d’accord ultime ou à des passages fulgurants (Radio Cure). La perfection.

3 ARCADE FIRE – FUNERAL

Comment, à 23 ans de moyenne d’âge, un groupe peut-il composer des chansons de ce calibre ? Ce Funeral est tout bonnement une des trois meilleures choses qui soit arrivée à la musique depuis le nouveau millénaire. Car on a l’impression de ne jamais rien avoir entendu de semblable, dans l’intensité. Ici, des clochettes de Noël (Wake Up), des guitares tranchantes (Power Out), là, de l’accordéon (Laïka) et des rythmiques incomparables (Rebellion(lies)), le tout supervisé par une voix proche de l’apocalypse (Tunnels), de la rupture (Laïka) et des choeurs enragés (Wake Up). ’est la bande son de la tragédie heureuse, c’est le genre de musique qui donne envie de chanter à tue tête dans un bus bondé de gens rentrant du travail, c’est la bande son parfaite des oxymores.

2 OUTKAST – STANKONIA

Outkast a apporté au hip hop ce que Hendrix a apporté au rock. Dans 30 ans, Outkast sera perçu comme un des groupes les plus importants de la « musique actuelle » des années 90 – 00. Outkast va au-delà du hip hop, Outkast a les meilleures instrus, Outkast a les meilleurs lyrics, Outkast a sorti un des meilleurs singles de tous les temps (B.O.B.). A 18 ans à peine (en 1994), Outkast a sorti un des meilleurs albums de hip hop old school, explosant toute tentative inutile de G Funk boursouflé. Outkast a inventé le Dirty South. Tout à fait normalement, Outkast est un des groupes qui a vendu le plus de disques au monde lors de cette décennie, que même ma grand-mère connait (grâce à Hey Ya !). Outkast, c’est deux personnes, dont Andre 3000 qui a été pendant un certain temps le mari d’Erykah Badu (soit la classe ultime et atemporelle). Outkast a sorti le meilleur double album du hip hop (Speakerboxx/The Love Below). Pourtant, c’est Stankonia qui l’emporte haut la main. Car Stankonia est intouchable. Car Stankonia est le Sgt Pepper du hip hop. Outkast est la meilleure synthèse entre succès dans les charts et génie artistique. A l’instar des Beatles finalement. Sauf qu’eux, ils ne sont que 2.

1 RADIOHEAD – KID A

Radiohead, en une décennie, est passé de meilleur groupe de pop rock à « plus grand groupe des années 00’s (et des 90’s) ». Kid A a ouvert le nouveau millénaire d’une manière fulgurante. Radiohead a instantanément révolutionné le pop rock, prouvant qu’un sombre disque de musique populaire pouvait atteindre des cimes similaires aux mythiques albums des 60’s, lorsque tout était à inventer, que rien n’avait été composé. Radiohead est indétrônable. Kid A est LE disque de la décennie, le London Calling (80’s, même si sorti en 1979), le White Album (60’s), le Low (70’s) des 00’s.

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