Pour un (énième) top de plus (en retard) : Le top de la musique actuelle de l’année 2009

Finalement, en faisant le point, rétrospectivement, 2009 fut une année plus que correcte. Bonne même. De très bons disques, quelques chics découvertes.

Voici donc mon Top de 2009. 3 mois après.

20 – V V Brown – Traveling like the light

Une chouette friandise, un joli patchwork pour avoir le coeur léger. Une sorte de Outkast féminin, pop.

19 – Passion Pit – Manners

Un album inégal (comme les premiers Hot Chip) mais avec 4 – 5 pépites pops magnifiques. Rien que pour ça, ce disque mérite sa place dans ce top.

18 – Ramona Falls – Inuit

Un disque d’indie magique, donnant par moment des frissons. A priori pas vraiment connu, plébiscité par la blogosphère, ce disque est à la fois une semonce émotionnelle et un moyen de frimer en société (quoi ? tu connais pas Ramona Falls ?)

17 – Julian Casablancas – Phrazes for the young

Accompagné d’un buzz insensé, Phrazes for the Young est un bon disque sans être pour autant le Graal tant attendu. Le leader des Strokes nous livre 8 chansons honnêtes, funs (les lyrics du genre « yes I’m going to hell with a leather jacket »), dandy. La production tend cependant à lasser, les nappes sont trop superposées. Ce n’est pas le dernier grand disque du millénaire. Mais c’est un bon disque quand même. Rien à voir tout de même avec la fraicheur des disques solos du guitariste des Strokes (Albert Hammond Jr.)

16 – Orelsan – Perdu d’avance

Bizarrement, Orelsan a prit de l’envergure à cause d’une ridicule polémique. Soyons francs, c’est grâce aux chiennes de garde que l’ai découvert. J’ai été touché par sa franchise. Un peu à l’instar du klub des loosers (avec beaucoup moins de talent); finalement.. Pas de gangsterisme vain, juste des chroniques désabusées d’un quotidien aussi terne qu’anxiogène.

15 – The Dodos – Time to die

Même pas une année s’est écoulée depuis la sorti de leur génial « Visiter ». Clairement, ce disque déçoit lors des premières écoutes. Les chansons sont plus longues, plus posées. Quelques passages reflète une confusion sur le chemin futur à prendre. Le rock critique dirait sans doute que c’est « l’album de transition ». Sur la longueur, les chansons se révèlent, elles deviennent franchement fun. Au final, on n’atteint pas des cimes. Mais c’est tout de même un bon disque. Sans doute que sans ma « fan attitude », il n’aurait pas été dans ce top.

14 – DM Stith – Heavy Ghost

La pochette résume assez bien le disque. DM Stith a composé de superbes chansons pop. Sauf qu’il s’est employé après à un travail de production équivalent à un travail de sape. En résulte des chansons distendus, fascinantes, pas forcément accessibles. Un disque qui se mérite.

13 – Bill Callahan – Sometimes I Wish We Were an Eagle

Idem que pour DM Stith, la pochette dit tout. Curieusement, j’ai découvert Bill Callahan avec ce disque alors que ça doit être son 15ème. Cet album est un disque touchant : les chansons sont réconfortantes, et la voix rauque de Callahan y est pour beaucoup. La bande son parfaite d’une après midi d’hiver passée à lire près du feu.

12 – Dominique A – La Musique/La Matière

Le meilleur artiste français continue son bonhomme de chemin. Mine de rien, il nous livre ici un sacré disque. L’édition collector comprend un second disque de chansons issues des mêmes sessions studios. Plus qu’un simple bonus, c’est un album à part entière qui donne à l’opus la dimension d’oeuvre virtuose. Quel talent.

11 – Alec Ounsworth – Mo Beauty

C’est le fan triste de Clap Your Hands Say Yeah qui parle. Qui se raccroche à ce qu’on lui tend, comme un crève la faim nostalgique de 3 années et de deux albums phénoménaux. Cette année, le leader de CYHSY a sorti un disque moyen avec un nouveau groupe (Flashy Python) et un bon disque en solo. Ce Mo Beauty est bordélique, mais on retrouve le talent de Ounsworth pour composer des titres qui font chialer.

10 – Japandroids – Post-Nothing

Un de ces disques accompagnées de la hype Pitchworkienne. Tout dans ce groupe (le nom de l’album, la pochette) flaire la trappe à hipsters. Mais il faut aller au delà de l’a priori négatif. On découvre des chansons simplisimes mais efficace, des petites pépites sucrées que les murs du son n’arrivent pas à altérer.

09 – Mumford and Sons – Sigh no more

Des anglais dans l’air du temps. A savoir les chansons épiques arcade fireienne et des banjos M Wardien. Quand les anglais font de l’americana émotionnelle, ça donne des chansons qui donnent envie de soulever des cathédrales. Ca monte à chaque chanson, ça donne envie de chanter à tue tête. On comprend le buzz. On attend le concert.

08 – Youssoupha – Sur Les Chemins Du Retour

Le petit prince du rap français, l’anti Abd al Malik, le plus beau contestataire de Zeymour continue son petit bonhomme de chemin. Il livre un disque toujours aussi virtuose dans les lyrics. Et continue de nous foutre des uppercuts musicaux de 6 minutes. Chapeau bas.

07 – Wild Beast – Two Dancers

Un disque OVNI, oscillant entre le mode castra et la pépite pop. C’est baroque, c’est fun, c’est un peu bizarre. C’est à écouter !

06 – Yeah Yeah Yeahs – It’s Blitz !

Qui l’eut cru ? Pas moi en tout cas. Jamais je n’aurais pensé mettre un disque des yeah yeah yeahs dans un de mes tops. Alors en 6ème place, vous pensez bien. Mais les faits sont là : ce disque est magique. A une chanson près, il est parfait de bout en bout. Je n’aurais pas cru qu’ils puissent avoir autant de talent. A se demander même si ce n’est pas le groupe issue du néo rock qui a le plus réussi sur la longueur (car Karen O, la chanteuse, a dans le même temps sorti une BO géniale du dernier film de Spike Jonz).

05 – The Horrors – Primary Colours

Encore une autre énorme surprise. The Horrors vient de passer du groupe « bien sans plus » à celui de « mon dieu, j’ai l’impression d’entendre le meilleur disque de la décennie ». Quelle homogénéité, quel mur du son, quelles compositions ! Avec en point d’orgue la chanson de l’année. Une sorte de « Pornography » des années 00 (pas seulement pour la pochette), un hommage génial aux 80’s, un disque supersonique.

04 – Hamé, Casey, Zone Libre – L angle Mort

Sur le papier déjà, ça en jetait. Noir Désir sans cantat (Zone Libre) + un membre de La Rumeur (Hamé) plus la virtuose du hip hop français (Casey, dont on attend toujours l’album). Le disque ne déçoit absolument pas, bien au contraire. Il est un de ces disques qui donnent la haine mais qui forcent aussi le respect. Il faut écouter « La Chanson du mort vivant » pour comprendre à quel point c’est intense. Dommage que Hamé ait déserté en live. Reste un disque passé relativement inaperçu. Injustement.

03 – JP Nataf – Clair

Et bien il s’est fait attendre celui là (5 ans !). Le leader des innocents est devenu mon chouchou. Je criais déjà au génie pour son premier effort solo. Je ne sais même plus que dire aujourd’hui. J’ai souvent lu que Les Innocents étaient nos Beatles à nous. Dans ce cas, Nataf est notre Lennon. Hippie dans l’approche, Nataf montre à la France entière qu’il est un de ses meilleurs compositeurs. C’est peut être de la chanson française mais les influences, elles, sont anglo saxonnes. En résulte un disque faisant la synthèse parfaite entre le folk des 70’s et la chanson française. En résulte un chef d’oeuvre.

02 – Animal Collective – MPP

Animal Collective, en 6 albums, est devenu un groupe important. Car un des groupes les plus innovants depuis belle lurette. Certains affirment qu’ils sont surestimés. C’est peut être le cas. On ne peut en tout cas pas leur enlever qu’ils essayent de faire quelque chose de nouveau, comme par exemple, au hasard, inventer la pop du XXI ème siècle. Et ça sonne comment ? Comme les Beach Boys sous acide. Cet album est l’aboutissement de leur art. Mais jusqu’où vont ils aller ?

01 – Dirty Projectors – Bitte Orca

Les Dirty Projectors, c’est un peu le pendant indie de la cuisine moléculaire. Je ne me remets pas de ce Bitte Orca, tellement atypique. Je ne me remets surtout pas de le chanson « Fluorescent Half Dome », tirant les larmes, tant elle est intense, bancale. A la manière d’Animal Collective, Dirty Projectors navigue à vue, prenant des directions nouvelles où les influences vont de Television à l’Afro beat. Un chef d’oeuvre, tout simplement.

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