La Bolivie et la lutte internationale contre le changement climatique

Au fil des prochaines semaines, je tenterai d’analyser le rôle de la Bolivie dans les négociations internationales sur le changement climatique (avec comme point de mire le prochain sommet de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique, à Cancun – COP16). Plutôt anecdotique au niveau international, la Bolivie joue cependant un rôle non négligeable dans les politiques internationales environnementales (et pas seulement depuis l’arrivée d’Evo Morales).

Je tenterai ici d’en donner un aperçu.

 

Le rôle de la Bolivie dans la lutte internationale contre le changement climatique : origines, conséquences et perspectives de la tentative de constitution d’une alternative écologique

 

Le sommet de Copenhague (Conférence des Parties – COP – à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique – CNUCC) en décembre dernier a une fois de plus démontré la forte présence de la Bolivie dans les négociations internationales sur le changement climatique[1]. De fait, par le biais de son président Evo Morales Ayma, la Bolivie émet depuis quelques années une voix résolument alternative illustrée notamment par la lettre de Poznan au COP 14 en 2007[2].

La présence internationale de la Bolivie n’est pas nouvelle. Mieux même, on peut dire que la Bolivie est dotée d’une véritable légitimité pour deux raisons :

–          L’honni Gonzalo Sanchez de Lozada [3] (son surnom étant Goni, on pourrait vite le surnomer « l’honni goni ») a été aux avant postes durant les négociations pour le Protocole de Kyoto, octroyant à la Bolivie une « légitimité originelle » vieille de plus de 15 années en la matière.

–           Le pays andino-amazonique est l’un des plus durement touchés par le changement climatique alors qu’il possède l’une des biodiversités les plus riches du continent. Un rapport de novembre 2009 d’Oxfam[4] l’a d’ailleurs longuement rappelé.
Le pays est touché sur 5 fronts : fonte des glaciers andins (les glaciers de la Cordillera Real ont perdu 40% de leur volume entre 75 et 06), catastrophes naturelles, propagation des maladies tropicales vers de nouvelles zones (dengue et paludisme), incendies forestiers, climat erratique. L’étude estime que l’ensemble de ces catastrophes ont couté entre 3 et 4 % du PIB annuel bolivien, entre 2006 et 2008 et ont touché 618 000 personnes (sur 10 millions) sur la même période. Toujours selon le rapport d’Oxfam, la Bolivie lutte aujourd’hui pour s’adapter au changement climatique quasiment sans soutien financier international alors qu’elle n’était responsable en 2000 que de 0,35 % des émissions mondiales des gazes à effet de serre.

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Lire la suite de l’article sur le site de l’OPALC


[1] La Bolivie a été l’un des rares pays à s’opposer ouvertement et fermement à « l’accord politique » trouvé à la dernière minute – http://www.mediapart.fr/club/edition/durablement-votre/article/290110/copenhague-les-vrais-resultats-dans-deux-jours

 

[2] Pour lire la lettre – http://www.climatetjusticesociale.be/spip.php?article70

[3] Président de la Bolivie de 93 à 97 et de 02 à 03, forcé à la démission suite à l’épisode de la « guerre du gaz » et aujourd’hui exilé aux Etats Unis.

 

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